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Principe et fonctionnement

Historique

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On peut faire remonter l'origine de l'orgue à la flûte de Pan, le premier instrument qui utilise pour chaque note un tuyau à son fixe. L'orgue élémentaire est en somme une flûte de Pan où le souffle du joueur serait remplacé par un mécanisme producteur de vent. Cet orgue aurait été inventé par Ktésibios environ 300 ans avant Jésus-Christ. Il prendra le nom d'hydraule car le vent y est produit par des pompes hydrauliques.

Gravure d'un orgue - Cliché Österreichische Nationalbibliotek, Wien

Bien que l'on trouve des instruments appliquant sommairement ce principe à Rome, à Byzance ou en Extrême-Orient, le véritable ancêtre de l'orgue actuel n'apparaît qu'au Xème siècle, en Europe, dans quelques chateaux, dans les églises qu'il ne quitera guère jusqu'au XIXème siècle. D'abord posé dans le choeur, semble-t-il, puis posé sur une tribune, cet orgue médiéval est appelé « positif » : il consiste en un clavier d'une octave associé à deux ou trois jeux (familles de sons) indissociables, le « plein-jeu ».

Jusqu'au XVème siècle, l'orgue évolue lentement : les tuyaux conservent approximativement la même forme (tuyaux à bouche, cylindriques, ouverts), on augmente le nombre de jeux et le clavier passe de 1 à 4 octaves. Seuls changements notables, on rapproche parfois deux instruments, -un grand positif et un petit- dont on réunit les deux claviers, on crée le pédalier qui permet de jouer les basses avec les pieds. Au début du XVème siècle, on introduit la séparation des jeux. L'organiste, dès lors, peut « registrer » : il peut choisir ses jeux. Au XVIème siècle, les genres et les formes des tuyaux se diversifient.

L'orgue classique

Ainsi sont réunis les différents éléments techniques qui vont permettre l'épanouissement de l'orgue classique : dès le XVIème siècle, chaque pays, chaque région développe ses traits originaux dans le cadre général de ce style. ??? français atteint son apogée sous Louis XIV. Il se caractérise par l'usage de l'orgue classique deux claviers principaux (grand-orgue et positif) auxquels s'ajoutent deux demi-claviers (écho et récit) et un pédalier sans graves dont on joue de la pointe des pieds. Les 3 grandes sonorités sont le plein-jeu, le jeu de tierce et le grand-jeu. intérieur d'une boîte expressive Quelques grands facteurs d'orgues : Thierry, Lespine, Clicquot, Silbermann... Le théoricien : Dom Bedos de Celles auteur en 1766 du célèbre traité L'Art du facteur d’orgues.

intérieur d'une boîte expressive

L'orgue romantique

Au XIXème siècle, en France, le tourbillon romantique va aussi toucher la musique d'église et son fidèle interprète : l'orgue. C'est Aristide Cavaillé-Coll qui illustera le mieux cette nouveauté. L'orgue devient un orchestre et par de multiples inventions telles la machine Barker, la flûte harmonique, la boîte expressive... on crée l'orgue symphonique.

L'orgue néo-classique

Le siècle romantique avait abandonné les mixtures, les néo-classiques, sans nier l'apport des romantiques, veulent remettre en vigueur les jeux classiques. Victor Gonzalez, sous l'influence de Norbert Dufourcq, va inventer l'orgue « à tout jouer ». A part des réussites exceptionnelles, on aboutit à des orgues classiques « asthmatiques » et à des orgues romantiques sans unité. Actuellement les dogmes néo-classiques ayant été remis en cause, on tend à remettre les orgues à l'identique, sauf quand il s'agit de la construction d'instruments neufs.

Chapitres de l'article Principe et fonctionnement

  1. Historique
  2. Le sommier
  3. Le système de transmission
  4. Les tuyaux
  5. Disposition des tuyaux