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Fonctionnement

Mécanisme de l'Horloge

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Le mouvement était entretenu par un câble s'enroulant sur un tambour au bout duquel était suspendu un poids. Pour la petite histoire, le poids du mécanisme de la sonnerie était constitué par un morceau de couleuvrine de la guerre de 100 ans pesant 47,2 kg. Son remontage journalier était très astreignant.

schéma d'un foliot

Le mouvement alternatif, entretenant la régularité de la rotation du tambour, donc des aiguilles, était assuré par un foliot. Celui-ci, inventé en 1275, était constitué par une pièce mécanique en forme de T. Sa tige verticale ou verge en constituait l'axe, elle comprenait deux palettes formant entre elles un angle de 60° environ. Ces palettes venaient se loger alternativement dans les dents d'une roue dite de rencontre située parallèlement à cet axe. La roue de rencontre, solidaire du tambour moteur, repoussait la palette en contact et renvoyait le foliot dans un sens. L'autre palette de ce fait se logeait dans une autre dent et arrêtait le mouvement de ce foliot, puis repoussait celui-ci en sens inverse laissant échapper à chaque mouvement une dent de la roue de rencontre. Sur la partie horizontale du T, solidaire de la verge, se trouvaient deux poids dont le rôle était de régler son balancement. Ils en retardaient le mouvement alternatif si on les éloignait de la verge ou l'accéléraient si on les rapprochait.

échappement à chevilles dit de Amant

Ce mécanisme est dénommé échappement car il laisse échapper une dent à chaque évolution. Pendant plusieurs siècles ce foliot, bien que peu précis, a été utilisé. Vers 1657, le foliot a été remplacé par un échappement vertical plus précis. On ne connaît pas celui qui a été utilisé dans notre horloge, peut-être est-ce l'échappement de Huygens. En 1894, ce dernier sera remplacé par l'échappement à chevilles dit de Amant inventé en 1730 ; il fonctionne encore à la perfection aujourd'hui. Le balancier vertical actionne un dispositif en forme de compas à la base duquel se trouvent deux petits arcs de cercle décalés l'un par rapport à l'autre. Les dents de la roue de rencontre sont remplacées par des chevilles, à chaque évolution du balancier une cheville s'échappe, le principe est le même que celui du foliot.